LES PÂTES EN COLÈRES (ARRABBIATA)
 
 
 
 

  Pour les grands malades de cuisine épicée, cette recette est un test de résistance au feu. Un conseil : dans une bouche enflammée ne mettez que du vin. L’eau n’apaise pas mais avive aucontraire la brûlure. Sachez aussi que le piment est bénéfique : il cautérise tous vos bobos buccaux, dentaires et intestinaux. Le foie est moins content de son passage, mais que voulez-vous : tout le monde ne peut pas jouir en même temps…

 

Un paquet de penne lisses 500 g,
500 g de tomates pelées,
une gousse d’ail,
3 piments secs (peperoncini)
    ou harissa en pot,
100 g d’huile d’olive,
persil plat.
 
                Faites revenir dans une cocotte l’ail et le piment entier vidé de ses graines. Attention à ne pas vous frotter les yeux ensuite, vos doigts piquent. Seul un lavage prolongé avec du savon de Marseille vous en débarrassera ! Ne mettez pas non plus votre visage au-dessus de la casserole, les vapeurs du piment imprégneraient votre peau. Faites revenir dans une cocotte l’ail et le piment et versez les tomates, le persil, une pincée de sucre et du sel. Laissez mijoter une demi-heure.

                Faites bouillir les pennes dans l’eau salée où vous aurez versé une cuillère à café d’huile d’olive. C’est un truc (pas prouvé) pour que les pâtes n’attachent pas. J’y vois plutôt un système pour que la surface de l’eau en ébullition alourdie par l’huile ne déborde pas en écume. Les pâtes sont comme les shampooings, plus elles sont de bonne qualité, moins elles font d’écume. Méfiez-vous des pâtes qui dégagent un bouillon trouble et mousseux : elles ne sont pas de blé dur. Quand les pâtes sont cuites, assaisonnez-les avec votre sauce et servez sans fromage. On peut finir avec une volée de persil haché.
 
 
              

 

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